26 juillet 2005

L'OISEAU, LA TERRE

Sur les aîles de l’oiseau, ils se trouvaient comme de profondes traînées. Des traces d’où sortait à flot le sang de son corps contaminé.

Il revenait d’un long voyage tout autour de sa mère, la terre,à la découverte de nouveaux visages et d'autres chants sur de nouveaux airs.



Oh, mais que faire, priait l’oiseau? Que faire?.. Qui dira enfin un jour que l’on ne peut vivre sans amour.

Oh, mais que faire? Suppliait l’oiseau?

Oh,entends-moi ma mère, toi ma terre car bientôt mes enfants n'auront plus de branches où se poser.
Leurs chants dans leurs gorges atrophiées seront sombres et amers.





TerrePacifique

19 juillet 2005

LE FRUIT DE LA FOLIE

Par une nuit chaleureuse ,quelque part entre les étoiles sous une comète lumineuse dans une ronde spatiale eut lieu la rencontre mystérieuse entre une belle nébuleuse et mon corps sidéral.



Quelque soit la galaxie

Ou les vertiges de l’infini

L’amour est une folie

Dont la vie sera toujours le fruit



J'ai pu lire dans ses yeux notre histoire éternelle passée, présente, toujours nouvelles.

Dans la chaleur de nos jeux sans voiles et si sensuels, elle ouvrit son corps tumultueux d'un élan si généreux que naquit un nouveau soleil.





TerrePacifique

15 juillet 2005

UN PEU D'AIR PUR

Jucher sur un tas d’ordure, je cherche un peu d’air pur. Des yeux j'interroge le futur, je voudrais me sentir un peu plus sur. Mais le tas grandit bien plus vite que ma vie. IL rejoindra bientôt l’infini, masquant la douceur de mes envies.

J’oublierais alors les parfums du dehors, je ne sentirai même plus les parfums des remords... Nos déchets pourrissants sentant plus fort



Et le tas grossit toujours. Enfle un peu plus à chaque tour. IL se répand un partout autour, jusqu’au jour où… Jusqu’au jour.



J’attends quelques nouvelles en provenance du ciel, foulant la terre poubelle pourtant avant si belle.
Mais le tas grandit, avance sans répit dans les océans, les forêts, les prairies... Grandit l'enfant de nos folies.

J’oublierais alors les parfums de ton corps, ressemblant à ces fleurs qui poussaient là dehors. Je ne sentirais que l’odeur de la mort

Elle sera la compagne de nos derniers jours pour un voyage sans retour sur un fleuve trop lourd de nos inconstances à l'amour.



Et le tas grossit toujours.Enfle un peu plus à chaque tour.Se répand un peu partout autour, jusqu’au jour où… jusqu’au jour.







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LES RUES MORTES

Au long des rues mortes des villes de province, les soirs de semaine, le vent se faufile. Il file d’avenues en ruelle sans se soucier de nos tours.Il porte l’écho de nos bruits, l’écho de nos folies du jour. Il porte aussi l’écho de nos pas, de nos premiers pas.



Le vent porte l’écho de nos bruits, de nos rêveries. Les pleurs d’un enfant au cœur de la nuit. Il porte l’écho de la vie, la vie et ses aléas.

Le temps en suspend, à l’écoute du vent et de sa rumeur, le temps attend son heure. Moi, non loin de là, j’attends, j’entends et tout va bien.

Et pendant ce temps en suspend, à l’écoute de la rumeur, s’entend en fond, un chant profond. Qui l’écoute l’entend. Qui l’attend se doute que c’est un chant d’amour.

Mais l’homme d’un faisceau de lumière, déchire la nuit, indifférent au vent et à ses bruits. Il passe et laisse un trait de douleur, un cri de lumière. L’homme avance.

L’homme se lève et l’homme avance. La ville s’anime, toi, alanguie, tu m’observes. Moi conquis pendant la trêve entre nos corps, voilà que je t’avoue tout.



L’aube se lève, la ville s’anime. Chacun son rôle, chaque chose sa place. Chacun sa tâche, chaque jour le même. Lié aux habitudes tenaces qui nous enchaînent, chacun agit comme si chaque mot était écrit. Et lu, relu, et lu et relu d’un jour à l’autre sans jamais même une fois, une seule fois, vouloir tourner la page.







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MARIANNE

Devant les rallyes photos des catalogues, j’habille cher et pas beau,
Marianne à le vague à l’âme. Elle se souvient de ces flammes qui ont consumé les cœurs, brûlé les robes des dames de la cour. Pour elle, ils ont couvert de couleurs le lys blanc du roi des vautours.

Ah! Marianne, tu étais l’amante des hommes épris d’égalité. Mais tes idées, tes manières d’adolescente ne convenait pas aux intérêts privés.

Le monde t’a aimé Marianne, organisé la fronde pour te gagner.Mais le souffle est retombé. Tes ennemis ont fini par triompher.

Devant les images jaunies d’un passé rêvé pour toujours, les larmes de Marianne coulent sans bruit. Au milieu des aveugles et des sourds,que reste-t-il de cet amour donné sans attendre de retour?
Que reste-t-il de ces vies qu'ils t'ont donné dans un même cri?

Que s’est-il passé Marianne? Comment ont-ils réussi?
Fallait-il qu’ils soient sans âme, puissant, confiant dans leurs abris.

Nous étions jeunes Marianne, trop inexpérimentés aussi. Mais la roue tourne Marianne...
Et l’on voit parfois des morts revenir à la vie!







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