15 juillet 2005

LES RUES MORTES

Au long des rues mortes des villes de province, les soirs de semaine, le vent se faufile. Il file d’avenues en ruelle sans se soucier de nos tours.Il porte l’écho de nos bruits, l’écho de nos folies du jour. Il porte aussi l’écho de nos pas, de nos premiers pas.



Le vent porte l’écho de nos bruits, de nos rêveries. Les pleurs d’un enfant au cœur de la nuit. Il porte l’écho de la vie, la vie et ses aléas.

Le temps en suspend, à l’écoute du vent et de sa rumeur, le temps attend son heure. Moi, non loin de là, j’attends, j’entends et tout va bien.

Et pendant ce temps en suspend, à l’écoute de la rumeur, s’entend en fond, un chant profond. Qui l’écoute l’entend. Qui l’attend se doute que c’est un chant d’amour.

Mais l’homme d’un faisceau de lumière, déchire la nuit, indifférent au vent et à ses bruits. Il passe et laisse un trait de douleur, un cri de lumière. L’homme avance.

L’homme se lève et l’homme avance. La ville s’anime, toi, alanguie, tu m’observes. Moi conquis pendant la trêve entre nos corps, voilà que je t’avoue tout.



L’aube se lève, la ville s’anime. Chacun son rôle, chaque chose sa place. Chacun sa tâche, chaque jour le même. Lié aux habitudes tenaces qui nous enchaînent, chacun agit comme si chaque mot était écrit. Et lu, relu, et lu et relu d’un jour à l’autre sans jamais même une fois, une seule fois, vouloir tourner la page.







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